Le notaire est-il toujours nécessaire suite à un décès ?
L’assistance d’un notaire n’est pas systématiquement requise après le décès d’un proche. Sa présence devient cependant obligatoire dans des situations spécifiques, notamment si :
- La personne décédée a rédigé un testament.
- Une donation entre époux a été établie.
- La succession inclut des biens immobiliers.
- La valeur totale de l’héritage dépasse ou atteint 5 000 euros.
Pour approfondir : Quelles sont les missions du notaire après décès ?
Comment choisir son notaire pour la succession ?
Si la situation exige l’intervention d’un notaire après un décès, la question du choix se pose. Heureusement, la sélection est généralement libre, permettant aux familles d’opter pour :
- Le notaire habituel du défunt.
- Le notaire du conjoint survivant, qui peut déjà connaître le dossier familial.
- Le notaire de l’un des héritiers.
- Un notaire totalement nouveau pour la famille.
Toutefois, cette liberté est conditionnée par l’accord unanime de tous les héritiers. En cas de désaccord sur le choix du professionnel, des règles de priorité s’appliquent :
- Le notaire du conjoint survivant est privilégié.
- Viennent ensuite les notaires des héritiers réservataires (enfants, petits-enfants du défunt).
- Enfin, le notaire du légataire universel, s’il y a une personne désignée pour recevoir l’ensemble des biens.
Quel est le moment opportun pour contacter le notaire ?
Le processus de succession doit être finalisé et la déclaration de succession soumise à l’administration fiscale dans un délai de six mois après le décès. Ce document est crucial pour le calcul des droits de succession.
Ce laps de temps étant relativement court, il est judicieux de solliciter le notaire suffisamment tôt pour lui permettre de mener à bien toutes les formalités. Cependant, il n’est pas recommandé de le contacter immédiatement après le décès.
Les proches ont besoin de temps pour faire face au deuil et rassembler les pièces indispensables au règlement de la succession. Il est donc conseillé de prendre contact avec le notaire dans les 15 jours à un mois suivant le décès.
Voir aussi : Décès : les démarches administratives auprès des caisses de retraite
Quels sont les documents requis par le notaire ?
Afin de mener à bien le règlement de la succession, le notaire exigera une série de documents essentiels. Parmi ceux-ci figurent :
- Le livret de famille du défunt.
- L’acte de décès.
- L’original de la donation entre époux, si elle existe.
- Les titres de propriété de tout bien immobilier possédé par le défunt.
Il est important de souligner que cette énumération n’est pas exhaustive. Le notaire pourrait également demander un contrat de mariage, les relevés bancaires du défunt ou un inventaire de ses placements financiers, selon la complexité du dossier.
Le rôle et les interventions du notaire après un décès
L’intervention du notaire suite à un décès est multifacette et cruciale pour le bon déroulement de la succession. Ses principales missions incluent :
- La recherche et la validation de tout testament laissé par le défunt, qui doit être authentifié et enregistré.
- L’identification de tous les héritiers et légataires, suivie de leur notification. Il rédige l’acte de notoriété, un document officiel attestant de la qualité d’héritier.
- L’établissement d’un inventaire complet des biens (actif) et des dettes (passif) du défunt, ainsi que leur estimation. C’est à cette étape qu’il peut délivrer une attestation de propriété immobilière.
- L’organisation du partage équitable de l’héritage entre les ayants droit.
- La réalisation de toutes les déclarations fiscales obligatoires.
- Le calcul des droits de succession que les héritiers devront potentiellement régler.
- L’information des organismes concernés par le décès, tels que les établissements bancaires ou les mutuelles.
- Le règlement des dettes du défunt, si les héritiers en font la demande.
Pour en savoir plus :






