Que faire en cas de lésion du ménisque ?
Dès l’apparition d’une lésion méniscale, le premier réflexe doit être de mettre le genou au repos. Selon la gravité, une attelle peut être prescrite pour immobiliser l’articulation. Des antalgiques peuvent aider à gérer la douleur, et dans les cas les plus sévères, une intervention chirurgicale peut être envisagée.
Si vous suspectez une atteinte ou une usure de votre ménisque, quelques précautions s’imposent pour éviter d’aggraver la situation. Il est vivement recommandé de suspendre toute activité sportive ou physique intense. Continuer pourrait entraîner des dommages irréversibles. Reposez votre jambe et évitez de la solliciter. L’application de glace ou d’une bombe de froid peut aider à réduire l’inflammation, surtout si le genou est gonflé ou douloureux. Surélever la jambe est également conseillé en cas de gonflement.
Pourquoi les ménisques sont-ils plus fragiles avec l’âge ?
Le ménisque, ce cartilage délicat du genou, devient particulièrement vulnérable avec l’avancée en âge. Les lésions à ce niveau sont d’autant plus préoccupantes après 50 ans en raison d’une usure naturelle accrue et d’une capacité de réparation diminuée. C’est pourquoi la chirurgie est souvent moins fréquente chez les seniors. En effet, l’ablation d’un ménisque chez une personne de plus de 50 ans risque d’accélérer l’usure du cartilage osseux et de favoriser l’apparition d’arthrose.
Bien que certains seniors souhaitent retrouver une pleine activité physique via l’ablation de leur ménisque endommagé, les médecins privilégient généralement les approches non chirurgicales.
Options de traitement pour les lésions méniscales
La visco-supplémentation : une approche initiale
Face à l’usure et aux douleurs méniscales chez les personnes de plus de 50 ans, la visco-supplémentation est une option privilégiée, supplantant souvent les anciennes infiltrations intra-articulaires. Ce traitement consiste à injecter directement dans le genou un produit, tel que l’acide hyaluronique, pour restaurer la viscosité du liquide synovial. Son objectif est de prendre soin du cartilage et d’améliorer la tolérance à la douleur, sans pour autant réparer les cartilages. Le protocole implique généralement une injection par mois sur trois mois, avec des effets bénéfiques pouvant durer de six mois à un an. Un renouvellement est nécessaire lorsque les douleurs réapparaissent.
Quand la chirurgie devient inévitable ?
Si les douleurs persistent malgré les injections, il est possible que l’arthrose ne soit pas la seule coupable. Une déchirure ou un blocage du ménisque à l’intérieur du genou pourrait être en cause. Dans ce scénario, l’intervention chirurgicale devient souvent inévitable. Pour les seniors, comme pour les plus jeunes, l’opération est réalisée sous arthroscopie. Cette technique mini-invasive évite l’ouverture complète du genou, nécessitant seulement quelques petites incisions (deux ou trois) pour insérer les instruments et une caméra (arthroscope). Contrairement aux patients plus jeunes, la suture du ménisque est rare chez les seniors ; l’intervention vise plutôt à retirer la partie endommagée. L’opération est souvent ambulatoire, sous anesthésie locorégionale ou générale, selon le choix du patient. Une radiographie en position « schuss » est effectuée pendant l’intervention pour évaluer l’état des cartilages, car leur bon état est essentiel pour garantir l’efficacité de l’opération.
Il est important que les seniors ne se précipitent pas vers la chirurgie. Les douleurs méniscales peuvent s’atténuer, voire disparaître, le genou pouvant retrouver un nouvel équilibre, notamment après un traitement par acide hyaluronique.
Suites post-opératoires et signes d’alerte
Généralement, la période post-opératoire après une chirurgie méniscale est relativement simple. L’utilisation d’une attelle ou de béquilles est rarement nécessaire. Il faut compter un minimum de six semaines avant de pouvoir reprendre une activité sportive douce.
Il est impératif de consulter un médecin si vous observez l’un des symptômes suivants :
- Une fièvre supérieure à 38°C.
- Une douleur au genou qui s’intensifie au repos, accompagnée d’une sensation de chaleur et d’une rougeur locale, signes potentiels d’une infection articulaire.
- Des problèmes de cicatrisation au niveau des incisions.
- Des signes de phlébite, tels qu’un gonflement du mollet et une douleur.
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