Après une crémation, plusieurs choix s’offrent aux familles pour le devenir des cendres du défunt. Ces options, encadrées par la législation, permettent d’honorer la mémoire du proche disparu de diverses manières, qu’il s’agisse d’inhumation, de dépôt en columbarium ou de dispersion.
L’Urne Cinéraire au Sein ou sur le Caveau Familial
Après la crémation, une option consiste à placer l’urne funéraire dans une tombe. Cette démarche requiert une vérification préalable pour s’assurer que l’inhumation des cendres du défunt est autorisée dans le lieu choisi.
Deux principales méthodes d’inhumation sont envisageables :
- Si l’urne est destinée à être enterrée directement en pleine terre, des dispositions particulières sont nécessaires pour la protéger d’une dégradation prématurée. Il est courant de créer des structures en béton, telles que des anneaux, pour y loger l’urne.
- Dans le cas d’un caveau familial existant, l’urne peut être déposée dans ce qu’on appelle le « vide sanitaire ». Il s’agit de l’espace situé entre le niveau supérieur du dernier cercueil et la dalle de la pierre tombale.
Une autre possibilité est de sceller l’urne cinéraire directement sur la sépulture existante.
Il est important de noter que l’ouverture d’une tombe pour y déposer l’urne engendre des coûts additionnels spécifiques.
Cavurne et Tombe Cinéraire : Quelles Différences ?
Les familles ont la possibilité d’inhumer l’urne dans une cavurne, aussi appelée caveautin. Il s’agit d’un petit caveau en béton, généralement de 50 centimètres de côté, inséré directement dans le sol.
Ces cavurnes sont aménagés dans des sections dédiées des cimetières et nécessitent l’acquisition d’une concession spécifique. Une plaque commémorative est habituellement fixée sur ces sépultures, qui peuvent parfois être complétées par un monument cinéraire.
Généralement, le cavurne est perçu comme une solution légèrement moins coûteuse que le columbarium. Cependant, le coût final peut varier considérablement en fonction du choix de la plaque et du monument cinéraire.
Il est important de ne pas confondre le cavurne avec la tombe cinéraire. Cette dernière est située, parmi d’autres, dans un espace du cimetière désigné comme « jardin cinéraire » ou « jardin de tombes cinéraires », souvent un lieu verdoyant et arboré.
Contrairement au cavurne, la tombe cinéraire est directement aménagée en pleine terre. Elle est également de dimensions plus modestes, mesurant typiquement 35 centimètres de long sur 20 centimètres de large.
Certains emplacements peuvent être proposés gratuitement pour une durée de 5 ans. Au-delà de cette période, l’achat d’une concession, le plus souvent pour 15 ou 30 ans, devient nécessaire. L’urne déposée dans une tombe cinéraire doit impérativement être étanche et suffisamment sécurisée pour prévenir tout vol.
Pour en savoir plus : Que deviennent les cendres après la crémation ?
Le Columbarium : Une Option pour les Urnes
Situé dans une section spécifique du cimetière, le columbarium représente une structure conçue pour accueillir les urnes cinéraires. Généralement présenté sous forme de mur ou de colonnes, il est subdivisé en niches ou cases individuelles.
L’utilisation d’un columbarium est régie par des dispositions précises :
- La location d’une case de columbarium s’effectue via une concession temporaire. La commune est responsable de la fixation des tarifs et de la durée de cette concession. À son échéance, la concession peut être renouvelée ou, si ce n’est pas le cas, un nouveau lieu de repos pour les cendres doit être trouvé.
- L’accord pour louer une case est délivré par le Maire de la commune.
- Une seule case peut abriter une ou plusieurs urnes cinéraires, selon les règlements locaux.
- Les niches sont closes par des plaques, lesquelles doivent être parfaitement étanches et fabriquées à partir de matériaux durables comme le granit ou le marbre. L’installation de ces plaques doit être confiée à un professionnel agréé.
- Toutes les inscriptions gravées sur la plaque, ainsi que les éléments décoratifs, doivent obtenir l’approbation de la mairie. Ces plaques mentionnent habituellement le nom, le prénom, ainsi que les dates de naissance et de décès du défunt.
Voir aussi : Les manières originales de disperser les cendres funéraires après une crémation
Le Jardin du Souvenir : Un Espace de Dispersion
Une autre possibilité pour les cendres cinéraires est leur dispersion. À cette fin, il existe un lieu dédié : le jardin du souvenir. Il est important de savoir que depuis 2008, toutes les communes de plus de 2 000 habitants sont tenues de disposer d’un tel espace dans leur cimetière.
Pour plus de détails sur le processus : Comment se passe la dispersion des cendres au jardin du souvenir ?
Les caractéristiques principales de ce lieu sont les suivantes :
- Il se présente généralement comme une étendue engazonnée ou recouverte de galets.
- C’est un lieu de recueillement collectif et anonyme, ce qui signifie qu’il n’y a habituellement pas de monuments ou de stèles individuels.
- Néanmoins, certains jardins du souvenir proposent des « supports de mémoire » personnalisables, comme un monument en forme de livre où il est possible de faire graver le nom du défunt. Ces services sont payants.
- La dispersion des cendres est réalisée à l’aide d’un « dispersoir », une urne conçue pour s’ouvrir par le bas. Seul le maître de cérémonie ou un opérateur funéraire est habilité à effectuer cette action.
- Certains cimetières ont également mis en place, souvent en périphérie du jardin du souvenir, un puits de dispersion. Ce puits, clos par une grille et des galets, recueille les cendres des défunts et offre un point de recueillement plus distinct que la pelouse.
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