Contrairement à une idée reçue, l’existence d’une limite d’âge pour bénéficier des avantages fiscaux liés à l’épargne retraite est une notion qui s’applique principalement à l’ancien Perp. Ce dernier, désormais remplacé par le PER (Plan d’épargne retraite), imposait en effet des restrictions d’âge pour la réduction d’impôt, basées sur l’espérance de vie de l’affilié moins quinze ans.
Le PER, en revanche, a été conçu avec une flexibilité accrue. Il n’intègre pas de dénouement automatique ni de limite d’âge imposée par la réglementation, que ce soit pour son ouverture ou pour la déduction fiscale des versements. Cela signifie qu’il n’y a pas de seuil légal empêchant la souscription du PER ou la poursuite des versements à un âge avancé.
Malgré l’absence de contraintes légales, il est important de noter que des limites contractuelles peuvent être instaurées par les assureurs ou les gestionnaires de plan. Lors de la souscription, le contrat peut spécifier une date butoir pour les versements en capital ou pour la conversion en rente. La grande souplesse du PER permet aux différents acteurs du marché de définir leurs propres règles et conditions.
Il est donc tout à fait envisageable de continuer à alimenter votre PER après avoir atteint l’âge du départ en retraite, afin de bénéficier de réductions d’impôts. La flexibilité du dispositif permet de différer le retrait du capital aussi longtemps que souhaité, et même d’opter pour une conversion en rente viagère. Il est conseillé de consulter votre assureur pour connaître les modalités spécifiques à votre contrat.
Le PER : un atout pour les jeunes retraités ?
La question de l’intérêt de maintenir des versements sur un PER une fois à la retraite se pose fréquemment. Pour un jeune retraité, cette stratégie peut s’avérer judicieuse, particulièrement si sa tranche marginale d’imposition (TMI) – le taux appliqué aux revenus les plus élevés – se situe à 30% ou 41%.
Néanmoins, il convient de prendre en compte une contrainte majeure : la diminution des revenus à la retraite entraîne une réduction du montant déductible. Le plafond de déduction personnalisé correspond à 10% des revenus d’activité du contribuable. En l’absence de revenus professionnels, c’est le plafond minimum qui s’applique, s’élevant par exemple à 4052 euros pour les années 2021 et 2022. Ce plafond est généralement indiqué sur votre avis d’imposition ou peut être obtenu via votre espace personnel sur impots.gouv.fr ou auprès de votre centre des finances publiques.
Pour aller plus loin
- Une question subsiste souvent : Existe-t-il un âge limite pour ouvrir un PER ?
- Pour optimiser pleinement votre épargne, il est crucial de Tout savoir sur les versements déductibles des PER.






