Une affection courante mais souvent sous-estimée
On estime qu’une proportion significative, entre 20 et 30 % des chiens âgés de plus de 7 ans, manifestent des signes d’arthrose. Certaines races, telles que le Labrador, le Berger Allemand ou le Golden Retriever, sont particulièrement prédisposées en raison de leur morphologie ou de facteurs génétiques. Cependant, aucun chien n’est totalement à l’abri de cette maladie dégénérative, surtout après l’âge de 10 ans.
L’arthrose peut être primaire, liée au vieillissement naturel, ou secondaire, découlant d’une blessure, d’une dysplasie ou d’un surpoids. Dans tous les cas, elle progresse insidieusement, ce qui peut parfois retarder son diagnostic.
Les signaux d’alerte à ne jamais ignorer
Contrairement aux humains, un chien exprime rarement sa douleur par des plaintes audibles. Néanmoins, son comportement est un indicateur précieux. Voici les signes les plus fréquemment identifiés par les vétérinaires :
- Il rencontre des difficultés à se lever, particulièrement le matin ou après un moment de repos.
- Il hésite à monter en voiture, sur le canapé ou les escaliers.
- Sa démarche est lente, il boite légèrement ou traîne ses pattes arrière.
- Il joue et court moins, montrant une motivation réduite pour les promenades habituelles.
- Son comportement change; il peut devenir plus irritable ou grogner lorsqu’on le touche.
Même si ces manifestations peuvent sembler ‘normales’ avec l’âge, elles révèlent souvent une douleur réelle, chronique, qui nécessite une prise en charge adaptée.
Agir pour le bien-être de votre chien : les recommandations vétérinaires
Dès l’apparition des premiers symptômes, une consultation vétérinaire est fortement recommandée. Le professionnel pourra alors :
- Confirmer le diagnostic par un examen clinique, potentiellement complété par des radiographies.
- Évaluer l’intensité de la douleur ressentie par l’animal.
- Établir une stratégie de soulagement personnalisée, qui combine rarement une seule approche thérapeutique.
Voici un aperçu des solutions actuellement employées pour soulager un chien souffrant d’arthrose, avec les bénéfices de chaque méthode :
| Type de traitement | Exemples | Objectifs | Commentaire vétérinaire |
|---|---|---|---|
| Médicamenteux | Anti-inflammatoires (AINS), antalgiques | Réduire l’inflammation et la douleur | À utiliser avec précaution sur le long terme |
| Compléments alimentaires | Chondroprotecteurs (glucosamine, chondroïtine, omega 3) | Protéger le cartilage et ralentir la progression | Effet modéré mais utile en traitement de fond |
| Gestion du poids | Régime adapté, croquettes allégées | Alléger la pression sur les articulations | Essentiel si le chien est en surpoids |
| Activité physique douce | Promenades courtes mais régulières | Maintenir la mobilité sans aggraver la douleur | À ajuster selon les jours et l’énergie de l’animal |
| Médecines complémentaires | Acupuncture, ostéopathie, hydrothérapie | Soulager la douleur de façon naturelle | De plus en plus recommandées, en complément des soins |
La combinaison de plusieurs de ces approches est souvent la plus efficace.
Adapter l’environnement quotidien de votre chien
Au-delà des traitements, les vétérinaires conseillent également d’aménager l’environnement domestique pour faciliter la vie du chien arthrosique :
- Mettre à disposition un couchage épais, confortable et orthopédique.
- Installer des tapis antidérapants sur les surfaces glissantes.
- Utiliser une rampe d’accès pour la voiture ou les escaliers.
- Éviter les jeux trop intenses ou les promenades excessivement longues.
- Maintenir une température ambiante douce, car l’humidité et le froid exacerbent la douleur articulaire.
Ces ajustements simples peuvent apporter une différence notable au quotidien, en améliorant le confort de l’animal et en diminuant les risques de blessures.
Quand faut-il s’inquiéter davantage ?
Un chien atteint d’arthrose peut jouir d’une bonne qualité de vie pendant plusieurs années. Cependant, certains signes doivent inciter à une réévaluation de sa condition :
- Une perte d’appétit prolongée.
- Des douleurs persistantes malgré les traitements.
- Un grognement ou un évitement systématique du contact.
- Une mobilité devenue très restreinte.
Dans ces situations, un ajustement du traitement ou une prise en charge plus approfondie sera nécessaire. La douleur ne doit jamais être minimisée, même chez un animal vieillissant.
L’arthrose n’est pas une fatalité. En étant vigilant aux premiers signes, en consultant rapidement un vétérinaire et en appliquant les bonnes pratiques, il est possible de soulager considérablement son chien et de lui offrir une vieillesse digne, active et sereine.
À lire aussi : Quelle est la vraie durée de vie d’un chat et comment bien calculer son âge ?






