Le tarif « dépendance »
Les coûts d’une maison de retraite se divisent en deux tarifs bien distincts. L’un d’eux est le tarif « dépendance ». Il s’agit d’un forfait à la charge du résident, dont le montant est proportionnel à son degré de dépendance. Plus le résident est dépendant, plus ce tarif peut augmenter. Il existe trois catégories de tarifs dépendance en maison de retraite :
- Le tarif le plus élevé concerne les personnes classées dans les groupes iso-ressources (Gir) 1 et 2, indiquant une dépendance très forte.
- Le tarif intermédiaire s’applique aux personnes des Gir 3 et 4, présentant une dépendance moyenne.
- Le tarif le plus bas est destiné aux personnes relevant des Gir 5 et 6, avec une dépendance relativement peu élevée.
Pour connaître le tarif dépendance d’une maison de retraite, il est conseillé de contacter le Conseil général ou l’établissement directement.
Le tarif « dépendance » couvre les frais liés à la prise en charge de la perte d’autonomie des seniors en maison de retraite. Cela inclut, par exemple :
- L’assistance pour la toilette, l’habillage et les repas.
- Les produits spécifiques liés à l’incontinence.
- Les frais de blanchisserie supplémentaires, souvent liés à la perte d’autonomie du senior.
Pour plus d’informations sur les démarches d’admission, vous pouvez consulter notre article sur la Demande d’admission en maison de retraite Via Trajectoire : comment faire ?
Le tarif « hébergement »
Le tarif « hébergement » constitue l’autre composante de base des coûts en maison de retraite. Il est entièrement à la charge du résident et son montant varie d’un établissement à l’autre, avec une moyenne d’environ 45 euros par jour.
Il est important de noter que les prestations incluses dans le tarif « hébergement » peuvent différer selon les maisons de retraite. Par exemple, certains établissements facturent le blanchiment du linge séparément, tandis que d’autres l’intègrent au coût total. Généralement, ce tarif peut couvrir :
- Les frais de gestion administrative : incluant les rendez-vous d’admission, les documents de liaison avec la famille, et les prestations comptables.
- Les prestations hôtelières : souvent la part la plus importante du coût, elles englobent les repas, l’hébergement en chambre (simple ou double), l’entretien des locaux, la maintenance et le chauffage.
- L’animation de la vie sociale : des activités organisées au sein de l’établissement ou en extérieur, des ateliers (musicothérapie, art-thérapie, yoga, etc.).
- Le blanchissage : l’entretien du linge de maison et de toilette est fréquemment inclus dans le coût de l’hébergement, mais ce n’est pas systématique.
Quels frais sont à la charge du résident ?
En plus des tarifs « dépendance » et « hébergement », il existe d’autres frais et prestations qui restent à la charge du résident. Ces coûts additionnels varient selon les établissements, mais voici quelques-unes des dépenses « en plus » les plus fréquentes en maisons de retraite :
- Les produits de toilette quotidiens (savon, déodorant, mousse à raser, etc.) restent généralement à la charge du résident.
- Le téléphone et la télévision sont souvent facturés séparément. La plupart des établissements peuvent fournir une ligne téléphonique, mais le résident doit généralement prendre en charge le combiné, l’abonnement et les communications. Pour la télévision, les résidents apportent le plus souvent leur propre appareil.
- Les repas pris avec des invités au sein de la maison de retraite sont toujours facturés en supplément.
- Les sorties et les spectacles organisés sont généralement payants.
- Les prestations esthétiques telles que la coiffure, la manucure ou la pédicure (à l’exception des soins liés à la prévention des escarres) sont presque toujours à la charge des résidents.
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Existe-t-il des aides ?
Face aux coûts des maisons de retraite, plusieurs aides financières peuvent être sollicitées :
- Le tarif « dépendance » peut ouvrir droit à l’allocation personnalisée d’autonomie (ou APA). Cette aide concerne principalement les résidents de 60 ans et plus, classés en GIR 1 à 4. Le résident doit alors s’acquitter d’une participation calculée en fonction de ses ressources et du tarif dépendance de base de l’établissement (celui des résidents en GIR 5 et 6).
- Il est également possible de demander l’ASH ou aide sociale d’hébergement, sous réserve que l’établissement soit habilité à recevoir des bénéficiaires de l’aide sociale.
- Enfin, les résidents peuvent faire une demande d’aides au logement telles que les APL ou l’ALS.
Ces différentes aides visent à alléger les coûts d’une maison de retraite pour les résidents aux revenus modestes.
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Des différences de prix selon les régions
Il est complexe d’établir un coût moyen précis pour une maison de retraite, car les prix peuvent varier considérablement en fonction des villes et des régions. Cette disparité met souvent les résidents et leurs familles face à des coûts très élevés, parfois difficiles à supporter même avec les aides disponibles, surtout lorsque l’on considère que la pension moyenne des retraités est d’environ 1122 euros.
À titre d’exemple, Paris et sa région figurent parmi les zones où les maisons de retraite sont les plus chères. Le coût mensuel moyen peut y atteindre jusqu’à 3300 euros, alors que la moyenne nationale se situe autour de 1769 euros. Dans les Pays de la Loire, les prix moyens sont d’environ 1796 euros. La Corse affiche également des tarifs élevés, avec une moyenne d’environ 2383 euros par mois. En Bretagne, il faut compter environ 1801 euros par mois.
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