La santé et la dépendance, des préoccupations majeures
Suite à plus de deux années de crise sanitaire, la santé s’impose comme une préoccupation majeure que les citoyens français souhaitent voir davantage discutée lors des débats présidentiels.
En effet, les résultats d’une enquête menée par Harris Interactive révèlent que deux tiers des citoyens français se disent préoccupés par les thématiques de la santé et de la dépendance. L’étude indique que :
- 66% des citoyens estiment que les programmes des candidats à l’élection présidentielle n’abordent pas suffisamment la santé ;
- 43% des personnes interrogées jugent le système de santé français déficient.
Par ailleurs, bien que la Sécurité sociale soit perçue comme un dispositif rassurant et apprécié, son déficit actuel suscite des inquiétudes. En effet, 86% des sondés pensent qu’une meilleure surveillance et des contrôles renforcés pourraient réduire les fraudes et abus, pratique courante dans le secteur de la santé, contribuant ainsi à résorber ce déficit.
De plus, 82% des Français jugent une réorganisation du système de santé nécessaire pour en améliorer la performance. Enfin, 80% souhaitent davantage d’initiatives de prévention, considérant que cela pourrait limiter l’émergence de problèmes de santé onéreux pour l’assurance maladie. Ils estiment, en somme, que la prévention pourrait être optimisée.
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Accès aux soins et financement de la protection sociale
L’enquête a révélé que plusieurs thèmes captivent particulièrement l’attention des Français, qui souhaiteraient les voir davantage débattus durant la campagne présidentielle. Ces thèmes incluent principalement :
- un accès universel aux soins ;
- un financement adéquat de la protection sociale ;
- une gestion efficace des crises sanitaires ;
- une prise en charge optimale des personnes en situation de perte d’autonomie.
Parmi ces préoccupations, l’accès aux soins pour tous se positionne comme la priorité absolue. Plus d’un tiers des Français trouvent qu’obtenir un rendez-vous chez un médecin généraliste est devenu un véritable défi. Conséquence directe, plus de la moitié des sondés ont déjà renoncé à des soins, faute de rendez-vous rapide ou par manque de moyens financiers.
Ainsi, 87% des citoyens estiment essentiel d’accroître le nombre de médecins et d’établissements hospitaliers, et 81% préconisent une revalorisation des salaires des professionnels de santé. 83% désirent également encadrer les dépassements d’honoraires pratiqués par les professionnels, et 80% souhaitent soit une baisse des prix, soit une augmentation des taux de remboursement pour certains produits de santé.
Pour 86% des Français, la mutualisation des différents types de professions médicales au sein de structures communes est une nécessité. Parallèlement, 72% estiment pertinent de déléguer certaines tâches aux professionnels paramédicaux dans les zones où la densité de professionnels de santé est faible.
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La gestion de la dépendance : un enjeu crucial
Selon la même enquête Harris Interactive, deux tiers des Français jugent la prise en charge de la perte d’autonomie sur le territoire national comme insuffisante. Ils attendent donc des candidats à la présidentielle et du futur chef d’État des engagements concrets concernant :
- le développement de dispositifs visant à faciliter le maintien à domicile des personnes en situation de perte d’autonomie ;
- le développement d’infrastructures adaptées pour l’accueil des personnes en situation de handicap ;
- la prévention de la dépendance et un soutien accru aux aidants.
L’étude révèle également que 40% des Français ne disposent pas des moyens adéquats pour aborder sereinement leur retraite. Seulement 12% déclarent avoir souscrit un contrat pour anticiper une éventuelle perte d’autonomie.
Les citoyens français estiment par ailleurs ne pas être suffisamment consultés sur les enjeux de santé et de prévoyance. Ils déplorent que les décisions dans ces domaines soient trop souvent perçues comme motivées par des considérations purement financières ou comptables.
Enfin, l’enquête met en lumière une diminution de la réticence des Français au partage de leurs données de santé. Cette adhésion au système de partage est particulièrement marquée chez les jeunes générations.
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