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Adapter le domicile pour une meilleure autonomie visuelle

Adapter le domicile pour une meilleure autonomie visuelle

Maintenir son autonomie à domicile est une priorité pour de nombreux seniors, leur permettant d’éviter les institutions spécialisées comme les EHPAD. Cependant, pour les personnes âgées, et plus particulièrement celles atteintes de déficience visuelle ou de cécité, leur environnement de vie doit faire l’objet d’adaptations spécifiques.

Afin de faciliter la circulation d’une personne âgée malvoyante, il est essentiel de dégager l’espace, surtout dans les zones de transit telles que les couloirs et les entrées. Il convient de retirer tout mobilier superflu ou présentant des risques : les tapis glissants, les rallonges électriques, les tables basses ou d’appoint, et les tabourets qui pourraient obstruer le passage dans le salon ou la cuisine.

Cependant, une attention particulière doit être portée si la personne âgée présente des troubles de la mémoire. Des changements trop radicaux dans son environnement pourraient en effet provoquer une désorientation.

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Équiper le quotidien avec des outils appropriés

Une personne âgée atteinte de déficience visuelle peut maintenir ses activités de lecture, ses loisirs et ses routines quotidiennes avec le bon équipement. Il est par conséquent crucial de lui procurer des aides visuelles spécifiques, telles qu’une loupe lumineuse, des lunettes de lecture ajustées, une lampe torche ou même une lampe frontale.

Les consultations régulières chez l’ophtalmologue sont également primordiales. Elles permettent de surveiller la progression de la perte visuelle et d’ajuster les aides techniques. L’expert oculaire est aussi une source précieuse de recommandations pour améliorer le niveau de vie du malvoyant au quotidien.

Mettre en place des contrastes visuels par la couleur

Même avec une acuité visuelle résiduelle, une personne âgée malvoyante peut éprouver des difficultés à identifier les portes, fenêtres, seuils, escaliers ou certains éléments de mobilier. Il est ainsi judicieux de revoir la palette de couleurs de l’habitation en utilisant des contrastes forts (clair/foncé) pour créer des repères visuels plus distincts.

Par exemple, les murs peuvent être peints dans des teintes claires comme le blanc ou le beige, ce qui favorise une meilleure luminosité, bénéfique pour les malvoyants. Les portes, encadrements de fenêtres et autres éléments clés peuvent être mis en évidence avec des couleurs plus intenses ou foncées. Les marches d’escalier peuvent être signalées par des bandes de peinture ou des rubans adhésifs de couleurs vives.

Les objets d’usage courant doivent également présenter des couleurs appropriées. Concernant la vaisselle, il est impératif d’éviter les verres et plats transparents, qui sont quasi invisibles pour une personne malvoyante. Il est aussi préférable d’écarter la vaisselle à motifs complexes, car les décors peuvent masquer ou rendre difficile l’identification des aliments. L’option la plus efficace est d’opter pour une vaisselle de couleur unie.

La salle de bain mérite une vigilance accrue, étant l’une des pièces les plus risquées pour une personne âgée, d’autant plus si elle est malvoyante. Idéalement, la douche ou la baignoire, les toilettes et le lavabo devraient être de couleurs vives ou sombres pour créer un contraste net avec des murs et un sol de teintes claires. Les textiles comme les serviettes et gants de toilette devraient également être choisis dans des couleurs éclatantes.

Optimiser l’éclairage de l’habitation

Une faible luminosité accentue les difficultés de déplacement et d’exécution des tâches pour les personnes malvoyantes. Il est donc impératif que le domicile du senior soit abondamment éclairé. Pour maximiser l’apport de lumière naturelle, il convient de libérer les abords des fenêtres et balcons. Peindre les murs dans des teintes claires et installer des miroirs peut également aider à diffuser et amplifier la lumière.

En soirée, il est conseillé de diversifier les points lumineux en ajoutant des spots ou des lampadaires. Les ampoules à haute intensité sont à privilégier. Les zones de circulation telles que les couloirs, entrées et escaliers peuvent être sécurisées par des balisages lumineux comme des bandes LED.

Identifier les objets du quotidien

Les personnes âgées peuvent rencontrer des difficultés à distinguer certains articles courants ou denrées alimentaires, surtout lorsque leur contenu est dissimulé par un emballage. Il est par conséquent bénéfique d’étiqueter ces éléments, en utilisant de grands caractères et un contraste élevé entre le texte et le fond. On peut ainsi étiqueter les pots de confiture, de café, de sel, les épices, les huiles et vinaigres. L’usage d’une étiqueteuse est parfait, mais à défaut, un ruban adhésif de masquage et un marqueur épais feront l’affaire.

Si la lecture devient impossible, même avec de grands caractères, il est envisageable d’employer des repères tactiles. En collant des bandes de tissu ou d’autres matériaux texturés sur les objets, et en associant une texture spécifique à chaque article ou catégorie, le senior pourra les identifier par le toucher.

Adapter la technologie à la déficience visuelle

À l’ère actuelle, la technologie est omniprésente, et l’usage du smartphone est devenu quasi universel. Une personne âgée malvoyante peut trouver l’utilisation d’un téléphone très complexe. Il est toutefois possible de l’assister en pré-enregistrant des numéros d’urgence sur son appareil. Ces contacts peuvent être composés via une simple touche ou même activés par commande vocale, grâce aux assistants comme Google ou Apple.

Le senior peut également opter pour un téléphone simplifié, doté de boutons physiques (un clavier) plutôt qu’un écran tactile, souvent plus difficile à manipuler en cas de malvoyance.

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