L’époque où l’existence humaine était divisée en trois phases distinctes, avec le « troisième âge » débutant vers 50 ou 60 ans, est révolue. Aujourd’hui, cette segmentation arbitraire n’a plus sa place, notamment grâce à la reconnaissance de l’adolescence et de la pré-adolescence, et surtout, à l’allongement significatif de l’espérance de vie.
Bien que le mot « senior », d’origine latine signifiant « plus âgé », soit encore fréquemment associé à la retraite, même en cette nouvelle décennie, ce n’est plus l’âge chronologique qui prime, mais plutôt l’âge physiologique. Ce dernier peut varier considérablement d’un individu à l’autre. Une personne de 50 ans peut très bien présenter la vitalité d’une personne de 45 ans, ou, à l’inverse, celle d’une personne de 60 ans. Avec le temps, il est courant de ressentir un décalage entre son âge réel et son âge perçu. Par exemple, une personne de 70 ans peut facilement se sentir vingt ans plus jeune. Les mentalités et les comportements évoluent, et l’augmentation de l’espérance de vie encourage cette perception rajeunie. Les seniors contemporains ne ressemblent en rien à ceux d’antan. Qu’ils soient jeunes retraités ou toujours en activité, ils savourent une existence libérée des obligations professionnelles et personnelles, leur permettant de voyager, de socialiser et même de s’épanouir dans de nouvelles relations amoureuses après un divorce.
Dès l’âge de 60 ans, de nombreuses opportunités de réductions s’offrent à vous dans divers secteurs. La SNCF, par exemple, propose la carte Senior +, qui permet de bénéficier de tarifs de voyage avantageux, remplaçant ainsi l’ancienne carte Vermeil.
Le concept de senior dans la société
Le terme « senior », importé d’Amérique du Nord, a fait son apparition dans les années 80. Il a servi à moderniser et à rendre plus attrayante l’expression « personne âgée ». La classification des âges révèle la subjectivité de la perception sociétale envers ses membres. Apposer une étiquette basée sur l’âge peut être frustrant et inconfortable pour les individus, d’autant plus que cette désignation correspond rarement à leur propre ressenti. Beaucoup ne se considèrent comme seniors qu’à partir de 70 ans, voire plus tard. Certains n’utilisent le mot « vieux » qu’après 85 ans, préférant alors le terme « aîné », qui, paradoxalement, a une signification similaire à « senior ».
Bien qu’aucune législation ne définisse précisément l’âge auquel on devient senior, ce statut ouvre droit à diverses aides financières et à différentes assurances santé. Si, il y a quelques années, les mutuelles ne considéraient une personne comme senior qu’à la retraite, il est aujourd’hui possible de bénéficier de tarifs spécifiques dès 55 ans.
Les seniors et le marché de l’emploi
Dans le contexte professionnel, le ministère du Travail et l’Insee définissent les seniors comme les individus âgés de 55 à 64 ans. Cette catégorie d’âge est malheureusement plus vulnérable face au chômage et aux risques de licenciement.
Cependant, au sein des entreprises, le terme « senior » peut aussi désigner un collaborateur possédant une grande expérience, par opposition à un « junior » nouvellement embauché. Dans ce cas, il souligne la compétence et l’expertise du salarié. Dans son acception plus générale, le statut de senior dans le monde du travail débute souvent autour de 50 ans, un âge pivot pour de nombreuses carrières.
Le senior face aux enjeux de santé
Le secteur médical, quant à lui, n’identifie une personne comme senior qu’à partir de 70 ans. Cette limite est souvent basée sur des études révélant une augmentation des problèmes de santé majeurs après 73 ans. Néanmoins, les organismes de mutuelle proposent des couvertures spécifiques pour les seniors bien avant cet âge, parfois dès 55 ans, comme évoqué précédemment. C’est généralement à partir de 70 ans que des besoins de santé plus spécifiques émergent, souvent liés à des troubles auditifs. Les mutuelles adaptent alors leurs offres pour inclure des garanties telles que :
- Un forfait pour les cures thermales.
- Une meilleure prise en charge des frais d’hospitalisation.
- Des services en cas de perte d’autonomie, incluant par exemple l’aide-ménagère.
Ces prestations sont conçues pour répondre aux exigences particulières des personnes âgées.
Le statut de senior : une opportunité, pas une fatalité
Bien que la société contemporaine puisse parfois associer le vieillissement à une diminution des capacités, devenir senior est loin d’être une fatalité ! Au contraire, même après 50 ans, il est tout à fait possible de maintenir une excellente forme physique et mentale, conservant, voire améliorant, son efficacité et sa capacité de concentration par rapport à des âges plus jeunes.
Pour vivre pleinement sa vie de senior, il est essentiel de gérer et de réduire le stress. Ce dernier est un facteur de risque connu pour diverses affections telles que l’hypertension, le diabète et les maladies coronariennes. Il peut également altérer la concentration. En bref, le stress a un impact considérablement négatif sur la santé.
Adopter une alimentation équilibrée et une hygiène de vie irréprochable est également crucial. Une pratique régulière d’activité physique, associée à une diète saine, contribue grandement à une retraite sereine et épanouie.
En définitive, l’âge est avant tout une question de perception et d’état d’esprit. Peu importe comment la société, le monde du travail ou le domaine médical vous classent, votre véritable âge est celui que vous ressentez au fond de vous.






